Il contient des plastifiants dangeureux pour la santé, notamment de lester phtallique (jusquà 70%). Ceux-ci ont une longévité importante, et sont responsables de troubles du système immunitaire, du système nerveux et de la fécondité. Certaines substances, tels le DEHP (di éthylhexil phtalate) sont classées cancérigènes aux États-Unis.
Entre aussi dans sa composition des stabilisants à base de métaux lourds toxiques (cadmium, plomb), des agents ignifugeants à base de paraffine chlorée, nocive pour la santé, ou des dérivés dantimoine, réputé cancérigène. Ces substances posent par ailleurs des problèmes lors de leur production et de leur élimination.
La combustion du PVC génère des dioxines (extrèmement toxiques) et de lacide chlorhydrique (corrosif). Dans les installations dincinération, 50% des émanations de chlore proviennent du PVC. Pour retenir les dioxines et ne pas dépasser la valeur limite de 0,1 millardième de gramme par mètre cube dair dévacuation (jugée encore trop élevée par les experts), il faut mettre en uvre des techniques extrèmement complexes. Dans le secteur du bâtiment, qui fait un grand usage du PVC (fenêtres, revêtements de sol), le plus petit incendie risque de provoquer une contamination durable des bâtiments par les dioxines, et de sérieux dégâts par lacide chlorhydrique.
La demande en PVC est en constante augmentation : plusieurs centaines de milliers de tonnes de ce plastique anti-écologique sont transformées en fenêtres, revêtement de sol, canalisations, gouttières, cables électriques, cabines de douche, bouteilles et emballages divers : la production de PVC représente 16 % des plastiques.
En Allemagne plus de 200 collectivités locales et 6 Länder ont limité par décret lutilisation du PVC, en particulier dans les établissements accueillant du public. Des mesures ont également été prises dans les pays nordiques, au Luxembourg, en Autriche
Qu'en est-il en France ???
Des produits en PVC recyclé ont fait leur apparition il y a quelques années sur le marché des matériaux du bâtiment, mais il ne faut toutefois pas sy tromper : seule une infime partie des PVC mis au rebut est réutilisée : le sigle recyclable figurant sur les emballages en PVC est de ce fait contestable.
Source : ÉCO-LOGIS, la maison à vivre, éditions Könemann.